Née en 1655 à Hambourg, Allemagne.
Morte le 3 décembre 1722 à Quebec Ville, Canada
Enterrée au cimetière St François de Sales de l’Ile Jésus, Canada
Marie Anne Vanzègue fut l’une des 700 « filles du roi » qui firent le voyage de France jusqu’au Canada dans l’unique but d’aider au peuplement de celui-ci.
En effet, les colons français installés au Québec étaient alors en manque cruel d’épouses et la population de ces terres lointaines était loin d’être satisfaisante. Dès 1663, le roi de France Louis XIV était intervenu dans les affaires de ce que l’on appelait alors la Nouvelle France (et qui est aujourd’hui le Canada).
En compagnie de Colbert, qui était peu satisfait du peuplement de cette terre lointaine, le roi avait résolu de payer la traversée de jeunes filles (la plupart orphelines) de France jusqu’à la ville de Québec en les dotant de quelques biens : un petit coffre, quelques vêtements et surtout une dot de 50 livres dès lors que leur mariage avec un colon de la Nouvelle France aurait été enregistré quelques semaines après leur arrivée sur le sol canadien.
Le premier navire chargé de jeunes filles destinées à peupler la terre canadienne arriva à Québec Ville le 22 septembre 1663. Le dernier navire datera de septembre 1673. En tout, en dix ans, 700 jeunes filles furent expédiées au delà de l’Atlantique en Nouvelle France pour y épouser des colons et peupler la toute nouvelle colonie de la Nouvelle France.
Elles furent appelés les « Filles du Roi » puisque leur dot était payée par le roi de France. Elles venaient de toutes les provinces de France, mais un fort contingent viendra du Poitou et de la région parisienne. Elles n’avaient guère que dix sept à vingt ans, étaient bien souvent orphelines et n’avaient qu’un avenir lugubre en restant en France. La plupart d’entre elles furent volontaires pour coloniser la Nouvelle France qu’elles imaginaient comme un nouvel Eldorado, mais certaines furent embarquées contre leur gré et le firent savoir en signant une « lettre de protestation ».
Navire effectuant la traversée France-Canada
Elles épousèrent des colons (souvent rencontrés quelques jours avant le mariage) et durent s’adapter à un pays hostile (les hivers étaient terribles, souvent -20 °) tout en mettant au monde pratiquement un enfant par an. Elles n’avaient guère d’issue en arrivant au Canada et rares furent celles qui refusèrent le mariage proposé pour opter pour l’autre alternative possible : entrer en religion.
Leur rôle étaient de devenir des servantes du roi (repeupler la population), et non de servir Dieu. Elles eurent à affronter les rudes hivers canadiens, les grossesses à répétition, la perte de leurs enfants (la mortalité infantile étant alors élevée) et une nature hostile vis à vis de ces jeunes filles ignorantes de la vie difficile que menaient les colons français au Canada. La plupart des hommes qu’elles devaient épouser étaient d’anciens soldats du régiment de Carignan, venus au Canada une quinzaine d’années plus tôt, qui avaient reçu un lopin de terre et pouvaient prétendre à épouser une « fille du roi ».
Quelques unes de ces « filles du roi » dégoûtées de cette vie rude et dangereuse (les massacres de colons par les iroquois étaient alors monnaie courante), retournèrent en France quelques années plus tard lorsqu’elles avaient réuni assez d’argent pour payer la traversée du retour. En effet, les « filles du roi » n’avaient qu’un aller simple pour le Canada (le retour n’était pas envisagée). Mais la plupart restèrent et donnèrent naissance à ce qui est aujourd’hui la population du Canada.
Les Canadiens du XVIIème siècle
Celui qui régissait alors la Nouvelle France, l’intendant Jean Talon, installé à Quebec Ville, décrivait ainsi les qualités qu’une « fille du roi » devaient posséder : « il serait bon de recommander fortement que celles qui seront destinées pour ce pays ne soient aucunement disgraciées de la Nature, qu’elles n’aient rien de rebutant à l’extérieur, qu’elles soient saines et fortes, pour le travail de campagne, ou du moins qu’elles aient quelques industries pour les ouvrages de main ».
Jean Talon, Intendant de la Nouvelle France
Les « filles du roi » étaient recrutées en France dans les orphelinats, puis dirigées vers les ports de départ : Dieppe ou La Rochelle. Embarquées sur un navire de 25 à 30 mètres de long avec un pont à ciel ouvert, les orphelines s’entassaient dans l’entrepont pendant trois mois avec l’équipage, les autres passagers, les animaux, la cargaison et surtout la vermine. Celles qui résistaient au voyage (quelques unes mourraient pendant la traversée) arrivaient à Québec Ville dans des vêtements crasseux, souvent malades (la plupart n’avaient jamais vu la mer de leur vie) et finalement heureuses de pouvoir fouler la terre ferme. A chaque fois, l’arrivée d’un navire contenant des « filles du roi » amenaient sur les quais une foule d’hommes en mal d’épouses qui contemplaient avec intérêt leurs futurs femmes. Il y avait parmi elles des blondes, des brunes, des rousses, des maigres, des potelées (elles remportaient d’ailleurs un certain succès sur le plan matrimonial), des laides, des belles et toutes avaient la perspective de se retrouver marier dans les trois mois suivant leur arrivée.
Bien souvent, les « filles du roi » contemplaient leurs prétendants : des coureurs des bois à la mine crasse, barbue, et d’aspect souvent rebutant. Certaines consentaient à se marier avec des gars du pays, des poitevins arrivés quelques années auparavant en Nouvelle France, d’autres acceptaient des inconnus pourvu qu’ils aient un lopin de terre à eux et qu’ils leur promettent une vie agréable. Les plus chanceuses épousaient des commerçants.
L’arrivée (très enjolivée) » des « Filles du roi » à Québec Ville
Les « filles du roi » qui étaient orphelines ,mais de famille noble, étaient réservées aux officiers célibataires de la garnison militaire de Québec Ville ou de Montréal. Leur dot, souvent spectaculaire (elles pouvaient aller jusqu’à 1 000 livres) était tout autant convoitée que leurs charmes. Quelques unes de ces « filles du roi » eurent une vie qui dérapa du schéma prévu à l’avance, c’est le sort qui arriva à celle dont nous allons parler : Marie Anne Vanzègue.
Cette « fille du roi » était particulière car née en Allemagne, à Hambourg vers 1655. Comment une allemande a t’elle pu faire partie du contingent des « filles du roi » de Louis XIV ?
Son père avait été capitaine de cavalerie des Troupes impériales et se nommait Christian Vanzègue (ou Vannexelle). L’orthographe de son patronyme fut interprété différemment : on la trouve aussi dénommée « Phansèque « ou « Van Seck ». La mère de Marie Anne se nommait Anne Catherine Fannanque et c’était une prussienne de Dorsten. Les historiens n’ont pas pu retrouver l’acte de baptême de Marie Anne puisque les archives de Hambourg ne commencent qu’en 1683.
Marie Anne Vanzègue fit partie du dernier voyage organisé pour les « filles du roi ». Elle débarqua du navire « l’Espérance » le 3 septembre 1673 en compagnie de cinquante autres jeunes filles. Leur navire avait quitté La Rochelle le 11 juillet 1673.
Dès leur arrivée à Québec Ville, elles furent accueillies par les Filles de la Congrégation de Notre Dame. Marie Anne avait alors dix huit ans. A leur arrivée en Nouvelle France, les « filles du roi » ne restaient pas seulement à Québec Ville : les colons en manque d’épouses se trouvaient aussi à Trois Rivières, puis un peu plus loin le long du fleuve, à Montréal. C’est précisément vers cette dernière ville que Marie Anne Vanzègue fut redirigée en compagnie de quelques unes de ses compagnes de voyage.
Les prétendants à la main de ces jeunes filles ne tardèrent pas à se manifester. La première des compagnes de Marie Anne qui se maria fut Barbe Rotteau : elle épousa le 9 septembre 1673 (soit six jours après son arrivée!) Pierre Moisant qui était le pilote du navire qui l’avait transporté en Nouvelle France : l’idylle entre ces deux jeunes gens avait du se nouer pendant la traversée. On est au moins heureux d’apprendre qu’il y avait quand même des mariages d’amour dans ces mariages arrangés.
Marie Anne Vanzègue, après une étape de quelques jours à Quebec Ville où elle se requinque de sa dure traversée est réembarquée en direction de Montréal et elle remonte le fleuve pendant huit jours. Elle et ses compagnes sont accueillies par la Supérieure des religieuses de Montréal, Marguerite Bourgeois, et elles sont installées à la métairie de la Pointe Saint Charles (aujourd’hui la maison St Gabriel qui est devenu un musée et se visite).
Le massacre de Lachine (aout 1689), situé près de Montréal, où les colons furent massacrés par les Iroquois
Les religieuses les initient très vite à la vie rude qui les attend. Elles leur apprennent comment cuisiner, broder, tanner la peau, et quelque fois les conseillent sur le choix de leur futur mari. Marguerite Bourgeois s’attache particulièrement à cette jeune allemande vigoureuse. Marie Anne est plutôt jolie, elle est blonde, possède de jolis yeux clairs, et a cette robustesse de physique qui présage qu’elle donnera de beaux enfants à son futur mari. De plus Marie Anne est une fille de la ville, et Marguerite Bourgeois oriente le choix de la jeune fille vers un mari qui serait commerçant au lieu d’un mari agriculteur.
Son choix se porte sur Hubert Leroux qui est champenois (il est né à Vitry le François), il est âgé de trente quatre ans, et il tient un commerce de maître fourreur à Montréal. De plus, il possède une maison à Montréal et n’a jamais été marié. Une première rencontre est organisée entre Marie Anne et le commerçant. La jeune fille n’a rien à reprocher à cet homme plus âgé qu’elle et le mariage est bientôt conclu le 7 novembre 1673 à Montréal.
Marie Anne Vanzègue part s’installer dans la petite maison de son époux à Montréal. Le premier enfant du couple, Anne Charlotte Leroux nait à Montréal le 6 juillet 1675. Deux autres enfants suivront : Jean Baptiste Leroux le 12 février 1678, puis Jeanne Leroux le 8 juillet 1681.La vie semble s’être organisée pour Marie Anne : son époux Hubert est répertorié comme marchand pelletier en 1675, puis pelissier en 1678. Mais Hubert est dépensier, il ne sait pas géré son argent et lorsqu’il meurt brutalement, à quarante deux ans, le 12 octobre 1681, il laisse une jeune veuve, trois enfants (la dernière née a trois mois) et une montagne de dettes.
Marie Anne Vanzègue, veuve Leroux est dans une situation difficile. Elle n’a qu’une option envisageable : se remarier au plus vite pour assurer à ses enfants un moyen de subsistance.
C’est ainsi qu’elle accepte d’épouser le 7 avril 1682 à Montréal un dénommé Gabriel Cardinal qui est lui aussi marchand de fourrures. Cette fois, son mari est plus jeune qu’elle, il a vingt et un ans alors que Marie Anne en a vingt sept ans. On pense qu’il s’agit cette fois d’un mariage d’inclination. Hélas, Gabriel a des idées plein la tête, il se veut aventurier et coureur des bois et Marie Anne a bien du mal à le garder à la maison. De plus, il est bagarreur et est plutôt porté sur la bouteille.
Bref, heureusement pour Marie Anne, son précédent époux l’a rendu légataire d’une maison en planches de vois sis place d’Armes à Montréal. Elle s’y installe avec son nouvel époux et tous ses enfants.
Alors qu’elle est enceinte de six mois, Gabriel Cardinal l’abandonne et s’engage le 2 avril 1683 pour transporter des marchandises vers les terres du nord. Marie Anne Vanzègue accouche seule d’un petit Jean Cardinal le 24 juin 1683 à Montréal.
Abandonnée de son mari et ayant quatre bouches à nourrir, elle se décide à ouvrir sa maison et à la transformer en cabaret. Quatre ans plus tard, elle consent à donner sa fille aînée, Anne Charlotte en mariage à un certain Claude Leblond. La jeune fille a seulement douze ans, son mari en a vingt. Il ne tarde pas à la battre et à la maltraiter. La peur de son mari oblige la jeune fille à retourner vivre chez sa mère.
Le gendre de Marie Anne tente de récupérer sa petite épouse et manipule le curé de Montréal pour qu’il sermonne l’épouse fugitive. Rien n’y fait, Anne Charlotte se déclare « prête à aller en prison plutôt que de retourner avec son mari ». Sa mère la soutient et les deux femmes tiennent le cabaret. Hélas, les rumeurs courent bon train et le cabaret de la femme Cardinal est bientôt qualifié de « bordel » : en effet, pour survivre, on prétend que Marie Anne (que l’on surnomme « l’Allemande ») se prostitue avec sa fille aînée. De plus, elle vend illégalement de l’alcool. Ses clients sont des soldats, de coureurs des bois et des indiens.
Un couple de canadiens de la Nouvelle France
En 1689, Marie Anne et sa fille sont accusées et emprisonnées par ordre du gouverneur Le Chavalier de Caillière pour cause de scandale « qu’elle fait actuellement dans sa maison par les sauvages qu’elle ennivre (il était interdit de vendre de la boisson aux indiens ) plusieurs avec excès particulièrement la dernière fête de Pâques ce qui cause entre les dits sauvages des querelles sanglantes qui ont causé mort d’homme à cause de leur ivresse ». Marie Anne et sa fille aînée seront amenées ensemble en la chambre d’audience pour y être blâmées à genoux d’avoir commis de tels excès.
Dix ans après l’avoir abandonnée, son mari, Gabriel Cardinal demande la séparation de biens qui est prononcée en 1692. Ce dernier a refait sa vie dans la ville de Détroit aux Etats Unis et il renonce volontiers à cette épouse qu’il qualifie de « prostituée » dans ses écrits.
Marie Anne Vanzègue n’entendra plus parler de son époux à compter de 1692. Certains disent que Gabriel Cardinal mourut à Détroit en mai 1724. Pour Marie Anne et sa fille Anne Charlotte, la lente descente aux Enfers commence : elles sont régulièrement emprisonnées et accusées d’adultère. Elles souffrent de leur réputation de mauvaise vie.
En 1703, âgée de quarante huit ans, Marie Anne Vanzègue se trouve dans un tel besoin qu’elle fuit Montréal pour Québec Ville afin d’y recevoir une aide pour les pauvres. C’est là qu’elle va terminer sa vie, à l’âge de soixante sept ans dans la misère la plus totale.
Elle est inhumée le 4 décembre 1722 dans le cimetière Saint François de Sales de l’ile Jésus. Le curé la nommera dans l’acte de décès « la bonne femme Cardinal ».
La Maison Saint Gabriel à Montréal (maison où Marguerite Bourgeois accueillait les « filles du roi » à leur arrivée)
On perd la trace de sa fille aînée Anne Charlotte Leroux qui semble avoir fini dans la prostitution : on n’entend plus parler d’elle passé l’âge de vingt et un ans.
Elle donnera cependant naissance à deux enfants : Marie Madeleine Leblond (en 1694) et Jean Baptiste Leblond (en 1696). Etaient ils les enfants de son mari ou de ses amants ? Etait elle retourné vivre auprès de son mari violent après sa condamnation de 1692 ?
Le contrat du 1er mariage de Marie Anne Vanzègue et de son premier époux Hubert Leroux le 20 novembre 1673 à Montréal
Dans tous les cas, elle commet l’adultère au nez et à la barbe de son mari en prenant pour amant des militaires de la garnison de Montréal. En mai 1695, elle doit comparaître devant le tribunal pour accusation d’adultère ayant goûté « aux délices d’Eros allongée sur l’herbe ».
Celle qui vient de la dénoncer est une certaine Marie Valade, épouse de Philippe Bourdier, elle narre les circonstances dans lesquelles elle a surpris Anne Charlotte Leroux femme Leblond en plein état d’adultère :
« Le premier jour qu’on exposa le St-Sacrement pour les quarante heures, allant voir le linge qu’elle avait étendu sur des perches le long de la clôture de la ville elle entendit parler quelqu’un et appréhendant que ce ne fût quelqu’un qui fusse venu pour y tacher ou dérober son linge elle voulu savoir ce que c’était et après avoir regardé à travers une canonnière, elle aperçut la femme du nommé Leblond menuisier de cette ville, couchée dans un fossé de la ville avec un homme couché sur elle dans la posture ordinaire du coït la femme ayant ses jupes levées et que l’homme s’étant levé un autre revint se mettre dans la même position sur la femme pendant que l’autre se soit retiré à l’écart et firent la même chose environ pendant une heure revenant chacun à leur tour avec la femme; déclare la déposante qu’elle ne connaît pas les hommes mais que seule elle croit que ce sont plutôt des hommes de troupe que des habitants et que l’un d’eux avait un juste corps blanc avec un bonnet de taffetas noir derrière la tête dans laquelle était ses cheveux et que l’autre avait aussi un juste corps blanc avec une veste bleu et que c’était environ quatre heures de l’après-midi; ce qu’elle dépose est arrivé dans la fosse de la ville derrière l’emplacement d’Argenteuil ».
Une autre femme témoigne avoir surpris Anne Charlotte femme Leblond avec un militaire :
« ‘… que vendredi dernier sur les trois heures elle rencontre la femme du Leblond, menuisier de cette ville devant l’enclos du nommé Pastenostre avec Monsieur Deschambault, procureur du Roy qui partaient ensemble et qu’ayant continué son chemin vers la chapelle de Notre-Dame de bon secours la femme de Picard et la joignant près de la maison du nommé Soussex, cordonnier, et que la femme du Picard les ayants aperçu lui dit de venir avec elle. Ils entrèrent tous les deux dans la chapelle et en sortirent tous les deux en même temps pour se diriger vers le côté de la rivière. La déposante y étant allé peu de temps après trouva la femme de Leblond couchée sur l’herbe et crût entendre le sieur de Laferté parler dans le même lieu et qu’ensuite elle les vit ensemble se diriger du côté de la ville en montant vers la maison des révérend pères Jésuites.
Après 1696, on sait qu’elle accouche de son fils Jean Baptiste puis ensuite, on perd sa trace ….
Son frère, Jean Baptiste Leroux, mourra à l’age de quatre vingt un ans à Lachine près de Montréal ; il avait épousé le 13 février 1702 Marie Louise Chaussé qui lui donnera quatorze enfants. Cette Marie Louise Chaussé était la fille d’une autre « fille du roi « , Madeleine Sel, qui avait fait le voyage en compagnie de Marie Anne Vanzègue sur le même navire. Les deux femmes étaient restées amies par la suite. Madeleine Sel mourut à quarante huit ans, en 1700 après s’être mariée deux fois et avoir donné naissance à onze enfants.
Acte de décès de Marie Anne Vanzègue (la « bonne femme Cardinal »)
La dernière enfant de Marie Anne, la petite Jeanne Leroux, semble être morte en bas âge, mais certains témoignages disent qu’elle se maria vers la trentaine et eut une descendance.
Quant à Jean Cardinal, l’enfant unique né de son deuxième mariage, il tentera de se déclarer orphelin de mère afin de récupérer le peu de biens que Marie Anne avait. Cette tentative s’avérera un échec et il suivra le chemin que son père avait pris, il s’engagera comme transporteur de marchandises à l’age de vingt ans, et on n’entendra plus parler de lui. Peut être était il parti rejoindre son père à Détroit ? Il fut néanmoins témoin au mariage de son demi-frère Jean Baptiste Leroux en 1702.
Sources :
– Yves Landry, Orphelines en France, pionnières au Canada : les Filles du roi au XVIIe siècle
-
société d’histoire des « filles du roi », site internet.
-
Www,migrations,fr, site internet regroupant la biographie des 700 filles du roi.
Descendants de Marie Anne Vanzègue :
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Jusqu’aux petits-enfants.
Marie Anne Vanzègue, née en 1655, Hambourg, Allemagne, décédée le 4 décembre 1722, Saint François de la Salle, Canada (à l’âge de 67 ans).
Mariée le 20 novembre 1673, Montréal, QC CA, avec Hubert Leroux, né le 2 juillet 1639, Vitry-le-François, Champagne-Ardennes, décédé le 12 octobre 1681, Montréal, QC CA (à l’âge de 42 ans), maitre fourreur en 1673, marchand pelletier en 1675, pelissier en 1678, dont
- Anne Charlotte, née le 6 juillet 1675, Montreal, décédée après 1696.
Mariée le 25 septembre 1687, Montreal, Canada, avec Claude Leblond, né en 1667, Compiègne, décédé le 10 août 1699, Montreal, Canada (à l’âge de 32 ans), menuisier, dont
- Marie Madeleine, née le 7 juin 1694, Montreal.
- Jean Baptiste, né le 16 mai 1696, Montréal.
- Jean Baptiste, né le 12 février 1678, Montréal, QC CA, décédé le 2 juillet 1759, Lachine, Montréal, QC CA (à l’âge de 81 ans).
Marié le 13 février 1702, Montréal, QC CA, avec Marie Louise Chaussé, née le 6 août 1682, Lauzon , QC CA, décédée le 12 février 1756, Pointe Claire, Canada (à l’âge de 73 ans), dont
- Jean Baptiste, né le 19 novembre 1702, Lachine, Montréal, décédé le 16 mars 1703, Lachine, Montréal (à l’âge de 3 mois).
- Louise, née le 18 avril 1704, Lachine, Montréal, décédée le 3 juillet 1718, Lachine, Montréal (à l’âge de 14 ans).
- Jean Baptiste, né en 1705, Lachine, QC CA, décédé le 24 mars 1750, Sainte Anne de Bellevue, Quebec (à l’âge de 45 ans).
Marié le 8 octobre 1731, Saint-Laurent, Montréal, QC CA, avec Angélique Libersan, née le 5 février 1711, Montréal, QC CA, décédée le 11 mars 1795, Les Cèdres, Montérégie, QC CA (à l’âge de 84 ans). - Louis, né le 1er juin 1707, Lachine, Montréal, QC CA, décédé le 14 juillet 1786, Sainte Geneviève de Pierrefonds, Canada (à l’âge de 79 ans).
Marié le 5 juillet 1734, Rivière-des-Prairies, QC CA, avec Marie Madeleine Thibault, née le 3 avril 1709, Rivière-des-Prairies, QC CA, décédée.
Marié le 17 février 1738, Saint-Joachim, Pointe-Claire, QC CA, avec Marie Anne Prieur, née en 1726, Montréal, QC CA, décédée le 12 février 1761, Pointe Claire, Canada (à l’âge de 35 ans). - Joseph, né le 27 avril 1709, Lachine, Canada, décédé le 20 janvier 1761, Sainte Geneviève de Pierrefonds, Canada (à l’âge de 51 ans).
Marié le 21 novembre 1740, Lachine, Canada, avec Marie Benoit, née le 20 mars 1721, Rivière des Prairies, Canada, décédée le 5 septembre 1791, Pierrefonds, Canada (à l’âge de 70 ans). - Madeleine, née le 25 février 1711, Lachine, Canada, décédée le 2 avril 1748, Sainte Geneviève de Pierrefonds, Montreal, Canada (à l’âge de 37 ans).
Mariée le 11 janvier 1734, Lachine, Canada, avec Claude Jacques Dufour, né en 1704, Serqueux, Champagne, décédé le 6 juin 1750, Saint Laurent, Canada (à l’âge de 46 ans). - François, né en 1713, décédé le 7 décembre 1802, Sainte Geneviève de Pierrefonds, Canada (à l’âge de 89 ans).
Marié le 20 avril 1744, Lachine, Canada, avec Véronique Trottier, née le 5 mars 1725, Lachine, Canada, décédée le 3 octobre 1791, Sainte Geneviève de Pierrefonds, Canada (à l’âge de 66 ans). - Genevieve, née en 1715, décédée le 15 juin 1777, Les Cèdres, Soulanges, Canada (à l’âge de 62 ans).
Mariée le 9 janvier 1736, Saints Anges, Lachine, Montreal, Canada, avec Jacques Legros, né le 13 mai 1710, Lachine, Montréal, Canada. - Hubert Pierre, né le 16 décembre 1717, Lachine, Montréal, QC CA, décédé le 28 juillet 1790, Lachine, QC CA (à l’âge de 72 ans).
Marié le 8 janvier 1742, Sault-au-Récollet, QC CA, avec Marie Anne Quenneville, née en 1722, Saint-Laurent, QC CA, décédée le 26 octobre 1764, Lachine, QC CA (à l’âge de 42 ans).
Marié le 17 août 1767, Les Cèdres, Soulanges, Canada, avec Josèphe Fortier, née le 19 avril 1718, Pointe Claire, Montreal, Canada, décédée le 13 février 1793, Lachine, Montreal (à l’âge de 74 ans). - Vital, né le 21 février 1720, Lachine, Montréal.
- François Marie, né le 17 mai 1722, Lachine, Montreal, décédé le 23 novembre 1782, Pointe Claire, Canada (à l’âge de 60 ans).
Marié le 19 janvier 1742, Pointe Claire, Canada, avec Marie Anne Major, née en 1722, décédée le 19 février 1778, Pointe Claire, Canada (à l’âge de 56 ans).
Marié le 18 octobre 1779, Laval, Quebec,Canada, avec Marie Josephe Gauthier, née le 10 mars 1719, Lachine, Montréal. - Jean Paul, né le 8 novembre 1723, Lachine, Montreal, décédé le 7 mai 1725, Lachine, Montreal (à l’âge de 17 mois).
- Gabriel, né le 11 novembre 1725, Lachine, Montreal, décédé le 21 mars 1733, Lachine, Montreal (à l’âge de 7 ans).
- Agathe Françoise, née le 24 avril 1727, Lachine, Montreal, décédée le 25 juin 1727, Lachine, Montreal (à l’âge de 2 mois).
- Jeanne, née le 8 juillet 1681, Montreal, Canada.
Mariée le 7 avril 1682, Montréal, QC CA, avec Gabriel Cardinal, né le 12 février 1661, décédé le 20 janvier 1694, Lachine (à l’âge de 32 ans), marchand de fourrures, dont
- Jean, né en 1683, baptisé le 24 juin 1683, Montréal, décédé après 1692.
Total: 20 personnes (conjoints non compris).